L’avant-garde des sciences humaines

Préambule
L’enseignement de PARADIGME
Y a-t-il besoin d’être un professionnel de santé pour apprendre à masser ?
Quelle philosophie derrière cet enseignement ?


Préambule


Il existe différentes formes de massages. Citons entre autres le massage californien, massage doux et enveloppant, limite érotique, et le modelage pratiqué par des esthéticiennes qui sont des activités ludiques, relationnelles, relaxantes. Les massages proposés par les esthéticiennes sont non-médicaux. Elles ne souhaitent en effet pas avoir d’ennuis avec les masseurs-kinésithérapeutes, qui ne massent plus vraiment depuis longtemps mais qui restent « jaloux » de leurs prérogatives d’exclusivité - dont ils ne font pourtant pas ou peu usage. Du reste, comme leur formation est insuffisante sur ce point, ils pratiquent un massage qu’on pourrait qualifier « d’incomplet ».

Attention ! Certains kinésithérapeutes conscients des limites de leur formation sont allés se former ailleurs en formation continue. Cependant, il faut savoir que l’administration de la CNAM (tenue par des médecins très gravement rétrogrades et incompétents) leur en tient toujours rigueur et ce, de manière très sévère. En effet, s’il est avéré qu’un kinésithérapeute ne pratique pas exactement ce qu’on lui a enseigné pour être bien inefficace, mais fait par exemple de la méthode Mézières, de la kinésiologie ou des méthodes d’ostéopathie, il est sanctionné, mis à l’amende, et bien sûr définitivement déconventionné.


L’enseignement de PARADIGME


Les formes de massages pour lesquelles j’ai une grande maîtrise et que je dispense sont des massages à vocation thérapeutique.

Il y a des millénaires que l’on sait soigner de nombreux maux au moyen du massage. Ce savoir-faire est aujourd’hui concentré dans les mains des asiatiques et des indiens. Mais ces derniers demeurent quelque-peu réticents à partager leur savoir. Combien de fois ai-je accueilli des occidentaux qui avaient fait une formation en Thaïlande ou ailleurs, et qui croyaient savoir… À leur première séance individuelle de massage didactique (où je commente ce que je fais), ils comprennent qu’ils ont encore beaucoup à découvrir.

Pratiquement, quelle est la spécificité de cet enseignement ?

Le but est l’efficacité thérapeutique en une heure. Pour ce faire, j’ai condensé le meilleur :

  • du massage thaï ;
  • du Nei Kung (massage Qi des organes et des viscères) ;
  • du massage shiatsu (la version traditionnelle non-occidentalisée – on pourrait faire le parallèle avec le yoga sur ce point) ;
  • et bien sûr nos connaissances modernes en anatomie, physiologie - celles des novateurs tels que le Dr MÉZIÈRES, J. PILATES ; des créateurs de l’ostéopathie moderne tels W.G. SUTHERLAND, A. LOWEN, le Dr DE SAMBUCY ; et d’autres encore, basés sur la physiologie du mouvement homéostasique.

Psychophysiologie

En plus de cela, je recours à la cartographie populaire des physiologies souffrantes en lien avec une psyché souffrante. Exemple : « J’ai mal ici ou là ». Comme Michel ODOUL, je propose toujours de faire le lien avec des expressions populaires pleines de sagesse : « plein le c..», « plein le dos », « plein les bottes », « je l’ai en travers de la gorge », « je n’arrive pas à le digérer », « je l’ai dans le nez », etc.

Entre le massage tonique (où l’on sent les paquets de fibres musculaires durs, pleins d’amas de toxines calcifiées que l’on va désadhérer) et le touché fluidique (qui est un effleurement), une panoplie de modes d’appui et de contact avec l’autre sont possibles.

La palette est large et on en usera au gré des besoins de la personne. Une personne physiquement fragilisée par le grand âge, des blessures, ou une pathologie importante sera effleurée, touchée quasiment en imposition des mains ou en drainage léger, voire en frottements sur la peau. De la même manière, on pourra être très doux pour une même personne, être enveloppant, sécurisant et agir par une présence dense et rassurante, tout en faisant intervenir aussi, à un autre moment, une attitude d’encadrement, ou un toucher plus énergique et appuyé pour aider à faire remonter le vécu en stase dans les tissus. Pour les êtres en déni ou en refoulement, qui ne se connaissent plus et qui croient être en bonne santé (c’est le cas pour la plupart des humains), une prise de conscience que le corps est douloureux durant un massage tonique, pourra peut-être déboucher sur le besoin d’aller plus loin.

On ne peut pas nettoyer la vase au fond du seau sans la remuer ; et lorsqu’elle remonte, il convient d’accompagner le mouvement, ce qui demande de la force, une forte présence et de l’amour, le tout structuré par des techniques.


Y a-t-il besoin d’être
un professionnel de santé
pour apprendre à masser ?


Que vous soyez un professionnel de santé ou que vous n’ayez pas de connaissances approfondies en anatomie et en physiologie n’augure en rien votre capacité et votre don à toucher autrui. Aussi ne pratiquerons-nous que des gestes sans aucun danger. Par ailleurs, dans notre pratique, il ne sert à rien de connaître des noms et de s’en tenir là. Il convient de savoir toucher et surtout sentir ; discerner ce que l’on touche, et sentir que cela se relâche…

Il ne s’agit donc pas de cours théoriques mais d’ateliers pratiques. La palpation, le massage, ou encore le pointage manuel des points d’acupuncture sont des techniques qui s’acquièrent avec l’expérience. Plus on pratique, plus la main s’affine et développe son intelligence propre.


Quelle philosophie derrière
cet enseignement ?


Prenons un exemple, un cas d’école. Une personne vient avec une douleur persistante au cou. Arthrose, choc ou pas choc, torticoli ou pas, migraine ou pas : nous ne sommes pas habilités à diagnostiquer. Mais avec des techniques simples, rationnelles, efficaces, cette personne ne peut qu’aller mieux au bout d’une heure de massage.

Exemples de logiques qui sous-tendent le soin pour une douleur du cou :

  • On ne peut masser le cou sans masser le ventre et les cuisses.

La preuve pratique : si l’on est couché sur le dos, lorsqu’on lève la tête, les abdominaux se contractent. Le vrai levier de la tête est la masse abdominale. Les cuisses se contractent également car elles sont le contrepoids du poids de la tête.

  • L’expérience montrera également que l’on ne peut détendre le cou (axe cervico-brachial) sans détendre les bras.

Les bras sont les balanciers dont la colonne vertébrale est le glaive. L’interaction au niveau du cou entre la section verticale (la colonne) et la section horizontale (les bras) est évidente. Dès que l’on reçoit le premier massage qui délie les bras, le cou commence à se délier lui aussi. Et inversement : délier le cou permet de délier les tensions présentes dans les mains, les poignets, les coudes et les épaules.

Il suffit de le vivre une fois pour remettre en question l’arsenal chimique et chirurgical dans les cas d’épicondylite (ce que l’on appelle communément le « tennis elbow » ou douleur inflammatoire du coude), de périarthrite de l’épaule, et bien sûr du soi-disant syndrome métacarpien, dont 3/5 ides nterventions chirurgicales peuvent être évitées en déliant simplement tout l’axe cervico-brachial. 

  • Délier les viscères pour délier les articulations.

Ensuite, la réduction de l’inflammation impose un nettoyage interne par le bien de la remise en fonction des viscères. Dans les cas où l’intervention chirurgicale n’a rien donné, la personne souffrante vient voir un praticien manuel avec les mêmes douleurs et la même paralysie qu’auparavant. Selon mon expérience et celle de mes collègues, on peut réduire la douleur et redonner à une personne plus de 70% de sa capacité de mouvement en une séance.

Ce savoir simple se nomme justement « médecine à main nue » (voir en bibliographie les livres du Dr DE SAMBUCY). S’il est extraordinaire que la chirurgie orthopédique et que les médicaments existent, mais notre démarche consiste à n’en user qu’en dernier recours.

On massera le cou en dernier car après un massage spécifique des leviers, on pourra toucher le cou qui sera moins douloureux. Par ailleurs, les ganglions ortho- et parasympatiques de la zone du cou gèrent les viscères. En terminant par le cou, l’abdomen va aussi se relâcher. On massera donc à nouveau l’abdomen de manière plus spécifique, en travaillant cette fois-ci « au corps » les organes et viscères. Et seulement à ce moment-là, la personne cessera de résister par ses spasmes musculaires et pourra peut-être aborder la raison psychosomatique de sa contracture. Car il y en a toujours une, surtout s’il n’y a aucune pathologie, ni choc constaté. S’il s’avère qu’il y a bien pathologie, c’est que le non-sens interne dure depuis trop longtemps… Mais nous ne somme plus dans la formation massage ; il s’agit d’un autre sujet.

Voici donc un exemple probant que tout le corps est en interrelation. C’est ce que le Dr DE SAMBUCY, professeur de mon professeur, appelait « l’anatomie physiologie du vivant », en contradiction avec l’anatomie officielle issue des dissections anatomiques de morts chez lesquels il n’y plus de mouvement. Cette anatomie du 19ème siècle est encore enseignée aujourd’hui par les professeurs d’université. Sans commentaire…

Cette vision psycho-dynamique du corps et les techniques qui en découlent sont rejetées par la chirurgie et l’orthopédie officielles de la faculté de médecine. Elles rejoignent cependant à certains égards la lignée jungienne, et bien sûr tous les initiateurs des techniques d’ostéopathie, des fascias, de Mézières, etc., dont j’ai fait une synthèse pour venir appuyer rationnellement les techniques de massages léguées par les ethnomédecines.

Comment aborder l’aspect
théorique et l’anatomie ?

Les références à une anatomie complexe seront évitées autant que possible lors  des formations aux non-professionnels de santé. Néanmoins, il est conseillé de consulter un atlas anatomique et physiologique : un minimum requis de connaissance du corps est indispensable.

Quant aux références aux méridiens d’acupuncture, il n’est pas possible de faire l’impasse sur la connaissance sommaire des trajets méridiens des organes, car beaucoup de douleurs sont des douleurs de trajet de méridien. Idem pour certaines références de la bibliographie avec lesquelles nous allons travailler. Nous découvrirons l’application des principes premiers de cette bibliographie au fur et à mesure de l’avancement de cet atelier pour que cela ne soit pas trop indigeste.

Vous l’avez compris : notre soin à autrui mobilise le corps. On remet en état de circuler le sang, la lymphe, etc. On remet du mouvement (de la vie donc) là où il y en avait moins. L’homéostasie (l’auto-équilibrage constant des différentes fonctions du corps) s’en trouve facilitée. Nous sommes des facilitateurs. Les troubles fonctionnels disparaissent assez vite, à moins qu’ils ne soient une alarme importante pour l’être. Il conviendra alors de savoir pourquoi (interaction psychophysiologique), et de s’atteler au problème - dans la mesure de nos moyens -, ou bien de passer la main.

Pourquoi commencer une
formation de soin holistique
à vocation thérapeutique par
un atelier pratique de massage ?

En matière d’approche du corps, il convient la plupart du temps de commencer par la « matière dense ». On ne peut modeler une terre pour en faire une belle forme que si l’on a préalablement malaxé les grumeaux pour en unifier la texture. L’avantage de malaxer avant de modeler, c’est que toutes les « vases » se soulèvent. La personne « malaxée » prend conscience de ses contractures alors que bien souvent, les humains croient qu’ils vont bien par manque de conscience de soi (cf. bibliographie Dr DE SAMBUCY).

Si la personne est un peu plus à l’écoute, elle prend conscience que ses contractures ou densifications, sont des zones où la « lumière » ne passe plus. Il ne s’agit non pas de zones érogènes - bien qu’elles fassent réagir. Mais comme elles font réagir dans la douleur, nous dirons que se sont des zones « d’ombre ». Il s’agit de zones erronées, où se sont amalgamés des paquets et des couches de paquets d’émotions souffrantes (mais parfois joyeuses aussi). L’expression « cache ta joie » n’est pas gratuite. Beaucoup d’adultes souffrants ont été des enfants joyeux et spontanés. L’éducation les a meurtris. Ce qui n’était pas juste ou mal ajusté les a meurtris.

Le massage tonique est un contact qui oblige l’autre à être présent, surtout lorsque le massage est douloureux. On passe à un massage plus doux, fluidique, en fin de séance. Et surtout, au moment où l’on sent que c’est possible, on aborde le pourquoi d’une telle tension. Si l’on ne fait que du toucher fluidique, on amplifie le mouvement qui existait déjà, mais on n’améliore rien en ce qui concerne les tissus fortement fibrosés, durs, et calcifiés à force de contractions. Néanmoins, chez certaines personnes très âgées ou accidentées, on ne peut faire que du fluidique, tout du moins à court terme. Mais lorsque l‘on parvient enfin à toucher profondément un corps, c’est déjà signe que la personne va beaucoup mieux.

D’après des êtres expérimentés, sages ou simples thérapeutes, 95 % des souffrances de l’humanité sont liées à des émotions refoulées. C’est le fondement de cet atelier. Il s’agit pour vous d’apprendre à aider l’autre à remettre en circulation ce qui était bloqué.

Cette compétence à entrer profondément en contact avec l’autre vous est naturellement possible. Votre empathie s’affinera à mesure que nous avancerons.

Qu’est-ce que le massage ?

C’est la remise en mouvement des tissus qui soutiennent le squelette. Toute contracture n’est possible qu’au prix d’une stase électrique importante. Pour la science réductionniste, la détente n’est rien d’autre qu’une dispersion de ces stases. Pour la médecine chinoise ou indienne, ou pour la médecine « super lumineuse » que nous découvrirons ensemble, il s’agit de bien autre chose : ouverture émotionnelle, déblocage de programmes et croyances négatives. Mais il s’agit aussi de déblocage de la mémoire du corps, de tout son vécu traumatique depuis le début de la gestation et au-delà : projections et traumatismes des parents, de la lignée, des non-dits familiaux, etc.

Il s’agit également de déploiement d’énergie à des niveaux différenciés (cellulaire, moléculaire, atomique, particulaire, ondulatoire), dont seule la physique quantique rend compte. [Voir bibliographie « La Médecine Superlumineuse » et « L'homme superlumineux » de R. & B. DUTHEIL. Les initiateurs occidentaux de cette médecine sont dans une lignée bien connue : Carl Gustav JUNG, Willhem REICH, Alexander LOWEN, Barbara Ann BRENANN. Les deux derniers auteurs sont indispensables. Ils sont la pierre angulaire de notre travail.]

Massage de type shiatsu

Un vrai massage thérapeutique doit aller à la rencontre des tensions corporelles. Les massages de relaxation, de détente, ou même le massage métamorphique que nous découvriront aussi, ne vont pas directement chercher les zones ombreuses. Même la fasciathérapie ou les méthodes énergétiques (ostéopathie et autres) ne mettent de la lumière que là où il y en a, sans transformer profondément les structures souffrantes, car cela demande un grand engagement de la part du donneur de soin. Un grand nombre de fasciathérapeutes, d’ostéopathes, de micro-kinésithérapeutes, de mézièristes, ont très peur d’échanger avec des professionnels qui ont une pratique comme la mienne. Ils perçoivent bien le risque de toucher quelque chose de profond. Leur technique, par ailleurs très efficace et pointue, s’arrête là où ils deviendraient vraiment efficaces en tant que thérapeutes. Leur ordre implicite est : « on ne touche pas aux émotions ; c’est le boulot du psychiatre ». Dans les formations officielles d’ostéopathie, de kinésithérapie, même de Mézières ou de fascia, on arrête le soin lorsqu’une personne est au bord des larmes ou secouée par des soubresauts d’émotions. Alors que c’est là que le travail en profondeur commence vraiment…

A qui s’adresse cette
formation au massage ?

Cette formation s’adresse à ceux qui ont compris que le massage n’est que le début de l’entrée en relation de don et d’accompagnement. Il existe de nombreuses écoles de massage en France (une bonne cinquantaine), mais la plupart se cantonnent au seul soin physique. Elles conviennent aux besoins de ceux qui sont dans cette démarche d’approcher le corps par le toucher à ce moment de leur vie.

PARADIGME étant une école à l’avant-garde de ce qui se pratique, propose plus une ouverture sensorielle, émotionnelle ; une expérience de connaissance de soi, une voix du cœur où l’on s’expose à explorer tout les remous internes. Car le premier être que l’on expose en touchant l’autre, c’est soi.

Le responsable,
Jacob Vladimir Balga.